ETAPE 5 : de Pouilly sur Loire à Magny-Cours, de 0200 à 0250 km de Paris.

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(Pouilly sur Loire) - Mesves sur Loire - La Charité sur Loire - La Marche - Barbeloup - Tronsanges ---

Nous débutons cette 5ème étape à la sortie de Pouilly sur Loire, au relais des 200 bornes.

Pour rappel nous sommes sur la D907 ex Nationale 7, dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne,
entre Loire à droite et autoroute A77 à notre gauche.



Point Google Earth 5ème étape


D 907, quai de la Loire.

En route -

Après un court parcours le long de la berge, voici le Relais de Pouilly, un Logis d'étape 3 étoiles. http://www.relaisdepouilly.com/

La route est maintenant bordée de chaque côté par une belle rangée de platanes. A 5 km de Pouilly, nous voici à Mesves sur Loire, route d'Antibes.

Mesves sur Loire Km 0205


Deux belles rangées de platanes annoncent l' arrivée à Mesves sur Loire.

Un charmant bistrot aux volets bleus cotoie la mairie face au parc du château.
La petite bourgade aux maisons anciennes semble endormie depuis le XIXe siècle. Un fiacre viendrait à sortir de sous un porche, qu'on en serait à peine surpris.

Au carrefour après l'église, une rareté de la route: trois panneaux indicateurs sont encore visibles et ce dans le même secteur.
Une plaque de cocher et une plaque Michelin à gauche, une plaque Michelin N7 à droite.


La présence de ces plaques indicatrices démontre l' importance du carrefour à diverses époques.


La rue d'Antibes en direction de Pouilly. Image réactive.


Une publicité murale pour les caves St Vincent

A la sortie du bourg, le restaurant Massava rappelle le nom de l'ancienne Station Gauloise : Masave, devenue aujourd'hui Mesves sur Loire.
Quittons la petite bourgade en passant devant le monument des combattants de 1870.


Le monument des combattants de 1870. Vue en direction de Pouilly.

Après quelques kilomètres, la voie express est annoncée.
Aucun moyen d'y échapper, notre ancienne nationale est une nouvelle fois entièrement absorbée, ou plus exactement recouverte, par "l'Autoroute de l'Arbre", limité sur cette portion à 110 km/h.


L'ancienne Nationale rejoint l'autoroute A77 devenue voie express sur cette portion.


Du nord (haut) au sud (bas), l'ancienne route N7 et l'A77.
Image réactive.


Pourquoi ne pas tenter l'expérience du Motel ? (photo phil Andre)

En route -

Les clichés Google-Earth nous dévoilent maintenant un paysage hivernal, rangez les maillots et sortez la doudoune.

Sur la gauche, le Motel des Broussailles.
Un charme désuet qui n'a rien pour déplaire, bien au contraire.
Un établissement de plain pied, avec possibilité de garer la voiture devant la porte de sa chambre.
Un concept bien sympa, dans un lieu boisé et vivifiant.


Un petit air d'Holiday camp et ... de Bate's Motel .. non ? (photo phil Andre)

http://www.motel-rn7.com/accueil/

En route -

L'autoroute amorce une courbe qui l'éloigne ainsi du tracé rectiligne de l'ancienne nationale.
Heureusement la sortie n° 28 vers Bourges et la Charité sur Loire est annoncée. Sortons ici.

Sur ce secteur, l'ancienne RN7 déclassée a été renommée en N151.

Au niveau de la zone commerciale, la nationale 151 oblique sur la droite en direction du bord de Loire, nous sommes ici sur l'itinéraire original de la RN7.

Tout droit c'est l'ancien trajet de la Route Royale de Paris à Lyon, délaissé car trop compliqué dans sa traversée de la ville.

A droite le beau bâtiment de l'ancienne Scierie de Vauvrilly, spécialisée pendant de longues années dans le parquet, mais également dans la découpe de cercueils.


La Scierie Vauvrilly à l'entrée de la Charité sur Loire.

Un virage à gauche, la Loire, Quai Maréchal Foch, nous voici à la Charité sur Loire.

La Charité sur Loire Km 0213

Un peu d'histoire :

La cité historique et monastique, traversée par le grand chemin Royal de Paris à Lyon, est également une étape importante pour les pèlerins en route sur les chemins de Compostelle.

A l'origine, quelques modestes constructions autour d'un gué sur la Loire.
En 1059, l'ordre de Cluny y fonde un prieuré autour duquel la ville va se développer plus amplement.
Le monastère s'enrichi rapidement. Au XIIè siècle son église Notre Dame devient la deuxième plus grande église de la chrétienté après celle de Cluny.

En 1520, le simple gué sur la Loire est remplacé par un pont de pierre. Il est aujourd'hui, l'un des plus anciens et des plus beaux pont le long de la Loire.
http://www.lacharitesurloire.fr/Le-Pont-de-Loire.html

Au Moyen-âge, la ville est fortifiée.

La Guerre de Cent ans, puis les Guerres de religion vont peu à peu affaiblir la cité, place stratégique sur la Loire entre la Bourgogne et le Berry.
En 1559, un gigantesque incendie va précipiter la ruine du monastère, ravageant la totalité de la nef, une grande partie du prieuré et de la ville.

Après la Révolution, le prieuré, vendu comme Bien National est intégré dans le tissu urbain.
Certains bâtiments seront occupés par des particuliers et des commerçants.

Sources :
http://www.lacharitesurloire-tourisme.com/La-cite-monastique

http://cem.revues.org

La ville est depuis le Moyen-âge une étape obligée pour de nombreux pèlerins, allant de l'est vers l'ouest, vers Saint-Jacques-de-Compostelle, ou du nord vers le sud, vers Rome voire Jérusalem.
La tradition veut qu'ils aient pris l'habitude de profiter de « la charité des bons pères » donnant ainsi son nom à la ville.
La cité ligérienne se situe sur la voie de Vézelay ou « Via Lemovicencis » et cultive encore aujourd'hui un sens certain de l'hospitalité
.

Et notre Route Nationale dans tout ça ?

Antérieurement à 1840, la route Paris-Lyon-Antibes qui traverse toute la ville présente de nombreux inconvénients.
Pour y remédier, le Conseil municipal de l'époque imagine le tracé d'une voie plus accessible, sorte de diagonale qui devait passer entre la nef et la tour Sainte-Croix,
pour rejoindre la rue des Hôtelleries, (rue où se concentraient l'ensemble des auberges pour les visiteurs et les pèlerins) sacrifiant ainsi l'ensemble prieural.

Prosper Mérimée, (1803-1870), écrivain et premier inspecteur des Monuments Historiques, s'opposa à ce projet et imposa le tracé d'une route longeant la Loire,
dont la construction fut entreprise à partir de 1840. C'est cette route que nous empruntons toujours aujourd'hui.

Source : Les Annales des Pays Nivernais n° 81

En route -

Face au fleuve, une station service désaffectée.

Un peu après, un bâtiment qui semble être une ancienne caserne, ou un fort, héberge aujourd'hui le MC Red Dog

A cet endroit de la route il n'était pas rare d'observer une longue file d'attente sur le quai de Loire.
Le franchissement du croisement avec la route de Bourges au niveau du pont provoquait à l'époque d'incessants ralentissements. Ce qui laissait aux touristes, tout le loisir d'admirer le pont.


Le Pont de pierre et son croisement avec la route de Bourges.

Un conseil, si vous avez le temps, garez la voiture et allez vous perdre dans les rues médiévales du quartier historique, situé à quelques mètres à gauche.
Grenier à sel, maisons de marchand, hôtelleries, traces d'échoppes des XVIème et XVIIème siècles.
Un joli patrimoine encore bien conservé qui propose un sympathique voyage dans le temps.


A l'époque le quartier n'est pas encore piétonnier.

En route

Après le pont, voici le quai Clemenceau où les berges de Loire sont aménagées en petit coin de verdure. La route retrouve ici son appellation D907.

Passage devant le centre hospitalier spécialisé, anciennement hôpital militaire temporaire devenu asile d'aliénés.
Encore quelques kilomètres et nous quittons la Charité sans même passer par la sempiternelle zone commerciale reléguée généralement à la périphérie des villes.
Nous voici sur l'agréable Route de "La Marche", rectiligne, entre bois et Loire.

Quelques maisons en bordure de route, nous voici 4 km plus loin au hameau de La Marche.

La Marche Km 0218

En traversant la commune, le voyageur est loin de soupçonner que ce village fut au Moyen Âge une des villes les plus importantes du Nivernais, grâce notamment à ses vignes.

Ainsi, la ville voisine de La Charité-sur-Loire a été créée sur des terres données par les Seigneurs de La Marche.
On peut également penser que l'importance de cette ville tenait pour une grande part à sa position géographique, notamment sous les Capétiens,
puisqu'elle se trouvait à la frontière de la Bourgogne et de l'Aquitaine, alors ennemies... ce qui expliquerait son nom.

Au Moyen-âge, on désignait par le vocable "la marche" un ensemble de territoires organisés de manière à assurer la défense d'une frontière.
Il s'agissait le plus souvent d'un regroupement de comtés sous l'autorité d'un "comte de la marche" nommé aussi marchio, titre supérieur à celui de comte.
A partir du IXe siècle, on voit apparaître des marches qui sont des regroupements de comtés mais cette fois-ci sans lien avec la frontière. Source : La France avant La France. Editions Belin.

Voila donc pourquoi ce drôle de nom.

La ville sur les bords de la Loire servait donc de points de rassemblement et de départ pour les armées de Bourgogne lors des attaques contre l'Aquitaine.
C'était également un secteur important de la défense de la Bourgogne, comme peut en témoigner la présence du donjon de la ville.
La Marche a perdu une grande partie de sa richesse et de ses habitants au XIXe siècle, lors d'une épidémie de phylloxéra qui endommagea les vignobles de la ville.

Source : wikipédia.


Quelques maisons de caractère

Il est vrai que le hameau possède un joli patrimoine historique avec ses belles maisons de caractère et ses fermes fortifiées.
De nombreux détails viennent accréditer le vécu du site, pour qui sait rechercher les traces du passé.

http://cfpphr.free.fr/lamarche.htm

Le gros du village de vignerons se situe en contrebas, en bordure de la Loire et ne manque pas d'authenticité.
Si vous avez quelques minutes, prenez le temps d'y faire une balade jusqu'aux restes du donjon médiéval, ou le long du chemin de halage.


Un ancien resto routier

Les plus observateurs auront vite repérés les traces des nombreuses auberges, aujourd'hui toutes fermées, qui jalonnaient les deux côtés de la route des vacances.


La Petite Auberge et la RN7, remarquez la ligne jaune. Hier et aujourd'hui. Image réactive.


Publicité pour Vichy Celestins... au pays des vignobles.


La sortie de l' école ... et du bourg. Image réactive


Attention ! Passage d'enfants et d'animaux domestiques ! ...
Remarquez derrière le panneau, une petite stèle de pierre.

A la sortie du village, sur la gauche, une petite stèle se dresse modestement sur le bord de la route.


Sur la gauche une stèle à la sortie du bourg.


Photo Henry.D.G

La pierre est élevée à la mémoire d' Henri Clémencet, assassiné par les Allemands le 23 août 1944. Mais qui était Henri Clémencet ?
La mairie de La Marche (que je remercie), a bien voulu me transmettre quelques renseignements d'après l'acte de décès qu'elle détient :

Henri Clémencet né à fontainebleau le 17 /12/ 1893, exerçait la profession d'hôtelier à Cosne sur Loire.
Il est décédé route nationale 7 le 23 août 1944 vers 22h, Mort pour la France.
Déclaré inconnu dans un premier temps. La stèle serait un monument privé.

Quelques recherches supplémentaires m'ont apporté les précisions suivantes :

En 1930 Henri Clémencet devient propiétaire de l'hôtel du "Grand Cerf " rue St Jacques, à Cosne. (voir notre passage à Cosne sur Loire)
L'assassinat du patron en août 1944 par les Allemands fait passer l'affaire entre les mains de sa veuve, laquelle la laissera plus tard à son fils et sa bru. L'hôtel fermera ses portes en 1993.

Aujourd'hui, le nom de Clémencet trouve toujours écho dans la résidence d'habitation qui occupe les étages de l'immeuble. D'après les infos de la mairie de Cosne.

En route -

L'agglomération se termine juste avant le rond-point. Suivre ensuite la direction de Tronsanges, immédiatement à droite, sans emprunter l'A77.

Etroite, rectiligne, la D907 se déroule, ressemblant à la piste cyclable de l'autoroute A77 qu'elle longe sans jamais s'en éloigner.
La route est dégagée à perte de vue.
Un corps de ferme apparaît sur la droite, nous sommes maintenant sur les terres de Barbeloup, bien que rien ne soit indiqué.
Les murs de la ferme arborent de belles publicité peintes.


Les publicitaires s'en sont donnés à cur joie sur ce mur de ferme.
Simca, Antar, Phénix (les maisons) et quelques autres difficilement identifiables aujourd'hui.

Au carrefour suivant, croisement de la D 907 avec la D 174, un petit monument anodin se dresse sur le bas côté, ceint d'un parterre de haies et de fleurs à la belle saison.
Il s'agit de la "Croix du Pape", une colonne de pierre élevée là afin de commémorer le souvenir de la venue du Pape Pie VII le 19 juin 1812.

Ce monument en pierre de Narcy de 7 mètres de haut érigé en 1867 par l'architecte Bouveault est propriété de la commune de Tronsanges et inscrit aux Monuments Historiques depuis le 10 mars 1971.

http://www.monumentum.fr/croix-pape-pa00113035.html

Un peu d'histoire :

En 1804, le Pape Pie VII, venu sacrer Napoléon : "Empereur des Français", traverse la France du sud vers Paris en empruntant la route impériale. Son convoi est acclamé dans chaque villes où le souverain pontife fait halte. (voir Cosne sur Loire).
Huit ans plus tard, les relations entre l'empereur et la papauté, se sont se dégradées.
Dans la nuit du 5 au 6 juillet 1810, le général Radet, sur ordre de l'empereur, arrête le pape ainsi que son secrétaire d'État, le cardinal Bartolomeo Pacca, le fait monter dans un carrosse escorté par des gendarmes et le conduit prisonnier à la chartreuse de Florence, puis à Alexandrie et à Grenoble.

Amené ensuite à Savone, le Pape y sera gardé jusqu'en juin 1812.
En 1812, avant de partir pour la campagne de Russie, Napoléon fait transférer secrètement Pie VII à Fontainebleau. Le souverain pontife y restera enfermé pendant les dix-neuf mois que durera sa déportation.

Tout sur la captivité du Pape Pie VII



Le transfert du Pape est un secret d'état et n'aura donc pas le retentissement de son premier voyage à travers la France.
Mais alors, ce 19 juin 1812, à Tronsanges vers trois de l'après midi, le secret aurait-il été éventé ?

Arrêtez vous un instant, approchez de la colonne et admirez le paysage de la campagne environnante. Appréciez le calme et la sérénité du lieu et imaginez...
Imaginez.... Nous sommes en 1812 .... et lisez le déroulement de l'histoire avec ce document qui sent bon le terroir, véritable machine à explorer le temps :

http://www.latraceclaraz.org/Passage1812.pdf
ou ce document en ligne : http://www.gennievre.net/wiki/index.php5/Pie_VII_à_Tronsanges


La croix du pape et la nationale 7

Pour conclure l'histoire du lieu : Le cerisier, conservé avec vénération, a fini par mourir de vieillesse en 1863. On décida d'élever une croix de bois à sa place.
L' installation à peine achevée, les principaux propriétaires des environs jugèrent qu'une simple croix de bois n'était pas digne d'un pape.
Une souscription ouverte pour une nouvelle croix vit arriver les dons de toutes parts et permit enfin l'édification du monument actuel, classé à l'inventaire des monuments historiques.

http://www.papysauvage.fr/tronsanges/croixdupape2.html

En route

Encore une centaines de mètres et voici Tronsanges.


Prise de vue mai 2011.

Tronsanges Km 0221

Au premier abord un village comme les autres, le cur du bourg se situant en contrebas sur la droite.
Mais à mieux y regarder, pour nous, voyageurs des temps nostalgiques toujours en quête d'indices, le secteur colle assez à l'esprit "Nationale 7" de la grande époque.
Voici sans doute à quoi pouvaient ressembler les villages du Pavé du Roi, de Glandelles, de La Commodité, de Maltaverne ou, plus proche de nous, de La Marche,
au temps où commerces et auberges n'avaient pas encore mis la clé sous la porte.

Voyons cela de plus près !


Une rare enseigne Elf.

A gauche je repère l'enseigne d'une station Elf. Attention cette vue va devenir "collector". Le lieu est culte.
L'enseigne au trépan (voir rubrique des stations essences), est devenue aujourd'hui rareté du patrimoine de la route, et devrait normalement avoir disparu du paysage des routes de France.

La vue Google est de 2011. Immortalisez l'enseigne en photo, si il n'est pas déjà trop tard.

Quelques restaurants et auberges ont pignon sur route, avec terrasse et parasols "presque sur le bitume".
Les voitures des clients sont parquées sur de larges bas côtés.


Un restaurant pignon sur route, avec tables sur la chaussée.

On trouve même la présence d'un resto routier.

Sur un pignon de maison une belle publicité peinte pour un artisan potier.

Non loin de là, une des fameuses plaques émaillées indiquant la Route Bleue. C'est la première que je repère depuis Paris.

Ces plaques posées le long de la route par le "Comité de la Route Bleue" à partir de 1933, sont en fait un coup marketing servant à promouvoir une région jusque là délaissée par les colonies de vacanciers se rendant dans le sud de la France.
La Route Bleue propose : d'une part, aux touristes de la N7, une alternative à la traversée de Lyon en essayant de les détourner vers la région de St Etienne et d'autre part, d'attirer une partie des automobilistes de la RN6, en leur suggérant un trajet le plus court possible entre Paris et la Côte d'Azur.
La Route Bleue suit donc la RN7 jusqu'à Roanne, pour emprunter ensuite les Nationales 82 et 86 via St Etienne, puis récupère la Nationale 7 après Lyon dans la vallée du Rhône avant Valence.

Dom Nevers C'est une plaque qui a été refaite d'après un modèle d'origine par le peintre en lettres Christian Souverain (aujourd'hui retraité.... sauf pour le Festival du Mot à La Charité-sur-Loire, où il peint des dictons sur les murs) émoticône wink

En route -

A la sortie du village, un dernier restaurant, self, Chez l'auvergnat, mais celui-ci semble fermé définitivement.


Celui-ci ne verra plus de clients.

Si l'esprit Nationale 7 souffle encore un peu sur cette étape (du moins est-ce mon avis), j'ai dans l'idée que ce ne sera plus pour bien longtemps.
L'équilibre entre l'ancienne période et l'actuelle est précaire.
Gageons que dans peu de temps, trouver dans le secteur une table en terrasse sur le bord de route, pour s'y rafraîchir d'un soda ou d'une bière pression sirotés sous un parasol, tiendra hélas plus du fantasme du routard, que de la réalité. Et ne cherchez pas non plus l'ami "modération" pour boire le coup avec vous, votre thermos de café risque fort d'être votre seul compagnon de route.
( L'abus d'alcool est dangereux, à boire avec modération etc..etc.).

Tronsanges est somme toute rapidement traversé.


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novembre 2013