ETAPE 4 : de Briare Le Canal à Pouilly sur Loire - de 0150 à 0200 km de Paris.

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← Cosne Cours sur Loire - Maltaverne - Pouilly sur Loire.


Sur la vue de 1966, on peut localiser l'emplacement du restaurant l'Escargotière, en bordure de nationale 7.
Image réactive

à la sortie de Cosne

Le tronçon de l'A77 entre Cosne-sur-Loire et Nevers est mis en service en 2004.


Le restaurant l'Escargotière se situait sur le passage exacte de l'A77. Frappé d'alignement, il sera rasé.
Il se situait pratiquement à l'emplacement du garage pour VL.

En route par la D 907 - En suivant l'axe de l'ancien tracé RN7

Quelques hangars, une manche à air, voici l'aérodrome de Cosne.


L'A77, côtoie la D 907 qui permet l'accès à l'aérodrome de Cosne.

L'aérodrome de Cosne, au temps de l' unique N 7
En 1972.


Hangar et Manche à air le long de la D 907.

La route se rapproche de plus en plus de l'autoroute. Vont-elles fusionner ?
Non, car l'A77 s'éloigne pour contourner les prochaines villes sans jamais les traverser. Nous nous retrouvons donc ici sur le tracé original de la nationale 7.
A cet endroit, on distingue encore les traces de l'ancienne route qui disparaît sous l'A77.


A la hauteur d'un léger décrochage dans la ligne droite, on distingue la direction de l'ancienne route absorbée par l'autoroute.
Vue vers Cosne.

Plus loin -

Une aire de stationnement pour poids lourds, un Bar-Restaurant Routier, le décor de "La Tassée" à comme un air de western urbain.
Les images Google Street datent de 2011-2013 et le témoignage de routiers nostalgiques assurait que l'établissement était définitivement fermé.
Quelques photos de routards de la RN7 l'attestaient également.
Hé bien, bonne nouvelle, le restaurant a depuis 2 ans repris un nouveau départ.
Souhaitons lui longue vie. (merci à Didier, pour avoir signaler l'info de la réouverture)


Le restaurant routier La Tassée, solitaire sur le bord de l'ex-RN 7.

Nouveau départ ??

Un bar-restaurant détruit par le feu. (2014)

Le bar-restaurant routier La Tassée, route nationale 7, le long de l'A77, à Cosne-sur-Loire, a été entièrement détruit par un violent incendie, samedi 1er novembre, vers 5 h.

Origine accidentelle ? Acte criminel ? Un problème électrique est sérieusement envisagé mais les gendarmes de la communauté de brigades de la cité ligérienne et leur technicien en identification criminelle (Tic) de Nevers n'avaient pas encore de certitude, hier, en fin de journée, après leurs investigations. Des prélèvements ont été effectués dans les décombres pour déceler la présence éventuelle d'un produit accélérant comme un carburant. Et orienter définitivement l'enquête.
Extrait lejdc.fr : 02/11/2014


Ce qu' il reste de La Tassée au petit matin du 1er novembre 2014.

Aux dernières nouvelles, le bâtiment est aujourd'hui reconstruit, dans un style un peu différent, et le restaurant à repris du service depuis décembre 2015. Une bonne adresse.

Après le rond-point, nous voici à Maltaverne sur la D 247A.

Maltaverne : km 0185

Maltaverne est un nom très répandu dans le département de la Nièvre. Mais on l'aura compris ici, baptiser un village de ce toponyme c'était à l'évidence lui faire mauvaise publicité.
Il fut un temps, sans doute lointain, où mieux valait passer son chemin plutôt que de s'arrêter à la.... Mauvaise Taverne... du latin mala taberna = mauvaise taverne.
Les tavernes, en ces temps reculés, avaient mauvaise réputation.
Rendez-vous de marginaux, de délinquants et autres contrebandiers, qui menaient là en toute discrétion l'exercice de leurs activités peu recommandables.
Gageons qu'ici, de candides voyageurs ont dû se frotter, plus que de raison, à quelques gredins de grands chemins menant bonne vie et grand train en cette étape peu fréquentable.
A moins, tout simplement, que les repas servis ici fussent si mauvais... que le souvenir de cette mauvaise escale perdura à travers les siècles. Allez savoir !

Aujourd'hui, la question ne se pose même pas, les bars, restaurants, et autres auberges ont tous disparu. Du coup le hameau rectiligne n'a plus grand chose à offrir.
Même les anciennes publicités peintes sur les pignons des maisons sont pour la plupart effacées.

Attention, un panneau de signalisation nous rappelle la limitation de vitesse, car un léger virage à gauche se profile en sortie de hameau.


Virage ...ralentir.

Ce virage, pas vraiment dangereux, est pourtant particulièrement connu des gens du coin et des habitués de cette route, comme nous allons le voir dans 150 mètres..
Levez donc le pied, même si vous ne roulez pas en Porsche...


Pas loin de 100 ans séparent ces deux clichés. Vue en direction de Cosne. image réactive.

Au passage , vous remarquerez sur la gauche, la maison avec les jardinières de ciment délimitant (anciennement) la terrasse du café de la "Route Bleue".
On garait son véhicule sur le terre plein à quelques mètres de là (parking aujourd'hui fermé), pour passer un petit moment à l'ombre d'un parasol.


Vue en direction de Cosne.
Les jardinières le long de cette bâtisse aujourd'hui anodine trahissent la présence de l'ancien Café-épicerie. Image réactive

Encore quelques mètres et nous voici à hauteur d'une aire de parking pour poids lourds.


C'est là à Maltaverne, à 3h20 du matin, que la Porsche de Sacha Distel a soudain quitté la route pour percuter le
poteau de ciment que l'on voit au centre.

Petit retour dans le temps :

Dans la nuit du 28 avril 1985, après l'enregistrement de l'émission Tv "Champs-Élysées" présentée par Michel Drucker, le chanteur Sacha Distel en compagnie de Chantal Nobel, à l'époque héroïne du feuilleton télévisé "Châteauvallon", sont tous deux victimes d'un accident de la route, lors de la traversée du hameau de Maltaverne.

Ce soir là, la Porsche, propriété de l'actrice mais conduite par le chanteur roule en direction du Sud.
A la sortie du hameau de Maltaverne, juste après le virage à gauche, la voiture quitte brusquement la route et vient percuter un poteau électrique en ciment situé de l'autre côté de la route.
Le choc a lieu sur le flanc droit de la voiture, et la passagère Chantal Nobel, grièvement blessée reste 40 jours dans le coma.
Elle en ressortira handicapée à vie ce qui mettra un terme à sa carrière.

Sacha Distel, n'est lui que légèrement blessé.
Après de longues procédures judiciaires, il sera condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires.

Dans cette affaire deux versions se sont toujours opposées :

- de son côté Chantal Nobel déclare que le véhicule roulait à 150 km/h et que le conducteur devait s'être endormi.

- Sacha Distel a toujours affirmé que, parfaitement éveillé, il conduisait sa voiture à environ 70 km/h, et qu'il a perdu le contrôle de la "Porsche" en raison d'une plaque d'huile répandue sur la chaussée.

Dans un premier temps, Sacha Distel avait été disculpé par une expertise confortant sa version des faits.

Mais d'autres expertises vinrent le contredire : à l'endroit de l'accident, la courbe de la route est légère et, avec ou sans huile sur la chaussée, aucun véhicule qui l'a négociée n'a varié de trajectoire.
Enfin, depuis 1985, aucun autre accident ne s'est produit là, en dépit d'une circulation intense.

A la sortie du hameau, une ancienne pub Antar côtoie une publicité plus difficilement identifiable sans doute pour les accus Tudor.


Une station Antar annoncée à 12 km. Image réactive.

Au sortir de Maltaverne, l'amorce d'une côte nous mène jusqu'à la disparition de l'ancienne route au profit de l'A77.
Ici nous perdons toute trace de la RN7 intégralement absorbée sous l'asphalte de l'autoroute.


Le tracé de la RN7 se termine ici. Un décrochement permet de prolonger la route afin de gagner Tracy sur Loire,
tout en s'éloignant du tracé original
de la N7 entièrement absorbé par l'A77.

A partir de ce point deux solutions s'offrent à nous :

- S'éloigner du tracé original en poursuivant la route en direction de Tracy sur Loire pour ensuite prendre vers Pouilly sur Loire afin de récupérer au plus tôt notre itinéraire.
- Seconde solution : rebrousser chemin afin de gagner l'autoroute par l'embranchement situé à l'entrée de Maltaverne et continuer ensuite au plus proche du parcours original.

Pour ma part, afin de rester au plus près du tracé original, se sera demi-tour et retour au rond-point à l'entrée de Maltaverne, puis direction Nevers par L'A77.


La traversée de Maltaverne dans l'autre sens,
permet d'apercevoir une publicité pour Total. Image réactive.

En route -

Nous voila bel et bien sur l'autoroute, qui sur cette section Cosne-Nevers reste gratuite.

Pleine campagne, nous dépassons Maltaverne par l'est en quelques minutes à peine, pour récupérer rapidement l'axe de l'ancien tracé RN7.

Cela ne vous aura pas échappé, nous roulons au milieu des vignes, sur les terres du Pouilly fumé, un vin blanc d'appellation d'origine contrôlée produit autour de Pouilly-sur-Loire. Le qualificatif « fumé » se rapporte, entre autres, aux arômes et au bouquet (ou au « fumet ») reconnaissables entre tous (le fameux goût de pierre-à-fusil qui se dégage du frottement de deux silex), que lui confèrent les terroirs du Vignoble de Pouilly/Loire. (wikipédia)

Une autre particularité de ce vin : bien que faisant partie de la région Bourgogne, Pouilly/Loire est une commune viticole classée dans le vignoble de la Loire et plus précisément du vignoble du Centre. A découvrir

http://www.pouilly-fume.com

 


Vision hivernale de l'A77.

La sortie N° 25 vers Pouilly sur Loire et St Andelain est annoncée. C'est là que nous quittons l'autoroute. Direction Pouilly par la D 28A.
La route longe l'autoroute et récupère ici le tracé original de la RN7, ombragé par une belle allée d'arbres.


Trois voies, trois époques :
Au milieu la route nationale des années 50, à gauche la contemporaine autoroute A77, et sur la droite l'antique "voie romaine".

Sur la droite on aperçoit un chemin rectiligne qui traverse la vigne.
C'est la voie romaine, en fait une section de l'ancienne route impériale 8 (déjà rencontrée à La Celle), recouvrant l'antique voie romaine.


Après la traversée d'un bosquet boisé, nous voila arrivés à Pouilly sur Loire.


Arrivée Nord à Pouilly sur Loire. Image réactive.
1 - En liseré jaune : La route D28A / ex RN7, bordée de platanes, longe tout d'abord L'A77
puis le cimetière et passe sous la voie de chemin de fer, pour entrer dans Pouilly.
En blanc, rectiligne à travers les vignes, l'ancienne Impériale 8.
2 - Cliché aérien Noir et Blanc de 1969. On retrouve aisément la N7 et l'ex I 8, l'autoroute n'est pas encore construite.


Le Faubourg de Paris, Pouilly sur Loire.

Pouilly Sur Loire Km 0200

Après avoir longé le cimetière et être passé sous la voie ferrée, nous arrivons dans ce qu'il est convenu d'appeler "Le Faubourg de Paris" et sa rue du même nom.

A quelques 200 km de Paris, qu'il soit sur son trajet départ ou sur celui du retour, le vacancier allait trouver à Pouilly une agréable étape qui saurait prendre soin de sa personne ainsi que de sa famille, sans oublier le "bichonnage" de son véhicule.
Une bourgade pleine de promesse et d'attention donc, pour qui sait interpréter les marques du passé.
Car aujourd'hui, il faut une bonne dose d'imagination pour réveiller le souvenir du Pouilly des années glorieuses.
Heureusement, la mode de la carte postale n'a, à l'époque, pas encore périclité et nous fait profiter pleinement des images du passé. Petit retour dans le temps...

Dès l'entrée du Faubourg, l'automobile était courtisée si l'on en croit cette ancienne publicité colorée sur un pignon de maison, indiquant un garage Citroën quelques mètres plus loin.


L'automobile des vacanciers au petit soin avec le garage Citroën. Image réactive.
Une publicité colorée qui demanderait à être restaurée.


Sur le pignon du "Bon Accueil". Photo JF Lobreau


Les grandes heures du "Bon Accueil".

Sur la droite, l'automobiliste et sa machine étaient tous deux convoités par l'hôtel Bar - Restaurant - Station Essence du "Bon Accueil".
"Les meilleurs Vins de Pouilly se trouvent ici", vantait sa publicité qui ajoutait : " Repas et Casse-Croûte à toute heure, Au bon Accueil ! Ses prix modérés, Sa cave".
De quoi ravir le palais toujours assoiffé du conducteur ayant jusque là carburé au café, et reposer quelque peu le dos de madame, ankylosé par des amortisseurs pas toujours très souples sur des kilomètres de routes pas toujours bien entretenues .
Aujourd'hui ? le Bon Accueil est fermé, il en reste encore quelques traces qui ne subsisteront plus longtemps.


Hôtel du Bon Accueil... enfin ce qu'il en reste aujourd'hui. Faubourg de Paris.

A peine quelques mètres plus loin, sur deux étages, une belle bâtisse colorée à colombage attirait l'attention du vacancier migrateur.
Si ce dernier n'avait pas pris la peine de s'arrêter au "Bon Accueil", peut-être choisirait-il l'enseigne de "La Bouteille d'Or".
Etait-ce dans cette auberge que se cachait la maléfique bouteille d'or ?
Allusion certaine à la fable "De la bouteille d'or", cette bouteille mystérieuse qui indiquait toujours la direction de la Loire, une légende du cru, auréolée de diablerie

La légende de la bouteille d'or... à croire avec modération : https://cnabum.blogspot.com/2018/05/a-croire-avec-moderation.html


L'Hôtel-Restaurant de la "Bouteille d'Or", faubourg de Paris . Image réactive.


Enseigne de la Bouteille D'Or, encore visible aujourd'hui.

Dans les années 1960 l'hôtel s'agrandit et déménage juste en face. La bâtisse à colombage devient alors l'annexe de l'hôtel.
L'établissement est aujourd'hui définitivement fermé et ce, des deux côtés de la chaussée.


La Bouteille d'Or, hier hôtel, aujourd'hui foyer d'accueil

Toujours pas décidé ?
Alors avançons un peu.
Pour les voyageurs indécis qui ne s'étaient pas arrêtés dans l'un des établissements du faubourg de Paris, de nouvelles tables, toujours en bordure de route, alpaguaient le chaland au virage suivant.


A droite, en coin, impossible de se souvenir de l'hôtel Menuet et encore moins de l'hôtel du Cygne ?


L'hôtel du Cygne déjà répertorié.
Extrait du guide du voyageur de 1861.

Sur la droite, face à ce que l'on devine être l'ancien garage Citroën, dont on a aperçu la publicité murale à l'entrée du bourg, des tables alignées sur le trottoir appartenaient à l'Hôtel Restaurant du Cygne, plus tard l'hôtel "Menuet".
Je sais ! Vous ne voyez rien aujourd'hui, parce l'hôtel n'existe plus.
On repère tout de même l'ancien garage et réparateur de cycle à sa devanture peinte en blanc et à sa grille désormais fermée.


Vue en direction du Faubourg de Paris. Image réactive.
A gauche, L'hôtel du Cygne, a traversé la rue et laissé place à l'hôtel Menuet
A droite le garage Citroën et la terrasse de l'hôtel du Cygne, pas encore "Chez Mémère"

Attenant au garage, l'hôtel du "Cygne" après son déménagement, à laissé sa place à l'hôtel Menuet.
Vers la fin des années 1940 "le Cygne" fermera définitivement et deviendra le célèbre Café-Restaurant "Chez Mémère".
"De la vieille Cuisine faite par des Jeunes " disait le slogan de l'époque, ou encore "Chez Mémère, cuisine bourgeoise"
Aujourd'hui, l'établissement a réussi a traverser les âges avec une cuisine traditionnelle et de bons plats cuisinés, toujours une très bonne adresse.


Chez Mémère.


à la sortie d'un ptit gueuleton, chez mémère

Tous Artistes ! C'est ce que proposait, il y a quelques années à Pouilly, l'artiste "Greemfeld", au travers d'une expérience artistique baptisée "Eternity pour toi".
Chacun pouvait alors s'improviser artiste, en faisant graver un message sur une plaque rouge.
Le message était ensuite lu et diffusé par onde radio à travers l'univers.
La plaque rouge marquant, bien entendu, le point exact d'émission du message... !

...Allez ! je le vois à votre air, vous vous demandez si je n'ai pas un peu abusé du Pouilly fumé ? ;-)

Jusqu'en 2010, on trouvait encore quelques plaques rouges disséminées ça et là dans les rues de la ville, preuves tangibles de l'émission universelle.
Aujourd'hui, la municipalité à fait le ménage.


Un concept artistique : http://eternitypourtoi.wordpress.com/

Pouilly sur Loire, et l’œuvre universelle : https://mapio.net/a/39340937/?lang=sk

Continuons par l'artère principale dénommée rue Waldeck-Rousseau.
Sur la gauche, une vieille institution en passe de péricliter, si ce n'est déjà fait, l'Hôtel "de l'Ecu de France", ancien "Rendez vous des Cyclistes".
Avec son étroite passerelle surélevée en guise de palier et sa porte cochère pour l'accès à la remise à chevaux et plus tard au parking automobiles.
Depuis 2017, un artisan chocolatier occupe les murs et propose ses craquants du val de Loire. A vous les Pavés de la Route Bleue, ou les nougatine de Nevers.
De délicieuses gourmandises à consommer sans modération.

En face, le "Grand Café de France" et sa grande devanture de bois donnant sur la rue, occupé plus tard par le "Crédit Lyonnais" pour devenir aujourd'hui un commerce d'antiquité.


Vue en direction de Cosne. Image réactive.
A droite l'hôtel l'Ecu de France, à gauche l'ex Grand Café, ex banque, actuellement Antiquité.


Je voudrais juste récupérer ma bagnole si c'est encore possible SVP !!!

Dans le prolongement de l' Ecu de France, à l'emplacement de l'actuel Centre des Finances on trouvait le "Café Picault".
Comme on peut le constater, à l'époque, Cafés, Restaurants et Hôtels se livraient une joyeuse concurrence.
A Pouilly, les gosiers n'avaient pas le temps de s’assécher !

Le quartier de l'hôtel de Ville a peu changé. Les cafés du "Centre" et du "Commerce" exercent toujours leur activité.


Vue en direction de Cosne. Image réactive.
Quartier de la Mairie, un ensemble de commerces toujours en activité aujourd'hui.


Ambiance années 70, rue Waldeck-Rousseau. La nationale 7 avec sa signalisation jaune.
Remarquez au fond la station Esso qui n'existe plus aujourd'hui.

Dix mètres plus loin, on trouvait à l'époque, le cur même de Pouilly : "L'hôtel Neuf", reconnaissable à son immense enseigne qui surplombait la moitié de la rue.
Un établissement en pierre de taille, avec ses deux grandes baies vitrées dans un style art nouveau.
Le rendez-vous du Touring Club de France et des nombreux touristes qui trouvaient là une halte opulente et cossue.
Aujourd'hui, l'hôtel fermé est reconnaissable à son enduit blanc qui lui ôte tout cachet et à ses fenêtres aux angles supérieurs arrondis.


L'hôtel Neuf et ses macarons du Touring Club de France. Image réactive


L'hôtel Neuf, hôtel bourgeois, bon chic, bon genre, même avec une 2CV garée devant. Alors, c'était mieux avant ?

Le parking au niveau de la Poste a été percé plus récemment, on y trouvait jadis la station essence du centre ville et l'entrée du parc pour les voitures des clients de l'Hôtel Neuf.
A Pouilly, entre parkings d'hôtels, garages et stations services, on l'a dit, la voiture était aux petits soins.

Heureusement, les transformations du centre ville n'ont pas trop affecté l'ensemble architectural de la rue principale qui conserve tout de même de belles maisons de ville, avec pierres apparentes et balconnets en fer forgé.
Parcourons maintenant la partie la moins commerçante de la rue, et entrons dans le quartier du "Faubourg de Lyon".


La rareté des commerces dans le Faubourg de Lyon ne s'appliquait pas aux débits de boissons.
Image réactive.


Un dernier pour la route, anciennement Chez Gérard, et une plaque de cocher à l'angle de la rue de Loire. Image réactive

Poursuivons. Un peu plus bas, à droite, un portail en pierre, assez monumental, accueillait les voitures des touristes se rendant à l'hôtel du "Grand Cerf", un autre établissement réputé.
Aujourd'hui l'hôtel abrite la cave du clos des Chaumiennes, du domaine Figeat.


Le portail monumental et l'hôtel du Grand Cerf. Image réactive.

A peine quelques mètres encore. La maison au balcon et aux jardinières, abritait jadis l'hôtel restaurant de "l'Espérance".
Un établissement haut de gamme et classé qui ne désemplissait jamais.
Georges Raveau et son fils, Jacques, tous deux chefs de l'Espérance furent étoilés au guide Michelin.
Plus récemment, sous l'égide du chef Patrick Léger, le restaurant de l'Espérance obtint la note de 15/20 et 2 toques au guide Gault Millau en 1992.
L'Espérance possédait ses propres vignes, le Clos des Chauniennes.


Devant L'hôtel de l'Espérance, la rue ne désemplissait pas. Image réactive


Le parc de l'hôtel de l'Espérance, on y garait les automobiles des nombreux gourmets.
Aujourd'hui l' inscription a disparu.


Quelques "graffitis" d'époque sur les murs du quartier.

Avant de quitter le faubourg, une dernière station Ozo au coin de la rue permettait de refaire le plein avec en prime, sans suppléments de prix, le nettoyage du pare-brise et le contrôle des niveaux..
Alors c'était vraiment pas mieux avant ?


Intéressante perspective inédite du Faubourg de Lyon. (photo RDV N7)
A droite en coin une Station OZO, plus loin on distingue également 2 pompes à essence.
A gauche en coin, la dégustation du bon coin, puis le parc auto et l'hôtel de l'Espérance.
Pour voir à quoi ressemble le quartier aujourd'hui :

Triste non ?

Un petit détour vers la Loire ? Alors prenez immédiatement à droite sur 200 mètres, pour arriver au pont situé à égale distance de la source et de l'embouchure du fleuve.

En route -

On quitte Pouilly sur Loire par l'avenue "de la Tuilerie" jalonnée de domaines viticoles et de belles maisons cossues le long d'une nationale 7 verte et ombragée.


Le Coq Hardi - Relais Fleuri

Une belle route ombragée et une vieille institution sur le bord de la route, l'hôtel restaurant du Coq Hardi - Relais Fleuri.

Voici ce qu'en dit le Bibendum : Châteaux & Hôtels Collection.
"Dans cette vénérable hostellerie, on s'installe dans une salle donnant sur le jardin qui borde la Loire...
Le chef concocte une cuisine traditionnelle pleine de saveur. Certaines des chambres ouvrent sur la verdure".

Coq Hardi ou Relais Fleuri ?

Au commencement c'est l'auberge du Relais Fleuri seule, qui accueille les gourmets gourmands sur sa terrasse en bord de Loire à Pouilly.
Le Coq Hardi, restaurant étoilé, se situe alors à Varennes sur Allier.

En 1950, le patron du restaurant du "Coq Hardi", reprend l'affaire du Relais Fleuri à Pouilly.
Non seulement il reprend l'affaire, mais il déménage son restaurant de Varennes sur Allier pour le transférer à Pouilly.
Les deux noms resterons à jamais accolés.


C'est la mode des transfo street Art. Photo JF Lobreau

En route -

A la sortie de Pouilly, la D28A devient la D907 et continue tout droit en direction de Mesve / Loire.


Un petit air de route 66 au kilomètre 200.

 


Le Relais des 200 bornes

De loin, on aperçoit un logo Shell, mais en vérité c'est une station Avia. C'est le Relais des 200 bornes. Un Hôtel Restaurant années sixteens.
Etape incontournable des rallyes de voitures anciennes qui se bousculent pour prendre la pause photo devant les pompes à essence vintage.


Le Relais des 200 bornes.

Voici ce qu'en dit le petit futé :

Dernier relais hôtel situé sur l'ancienne Nationale 7, cet établissement, au charme désuet, vous offre un accueil convivial pour un séjour "comme à la maison",
avec des chambres agréables, donnant toutes sur la Loire.
Idéalement situé pour partir à la découverte des vignobles de Pouilly sur Loire, et de Sancerre tout proche également.
On apprécie la terrasse pour les petits déjeuner en été. Une bonne adresse. L'établissement fait également restaurant.


Hôtel façon Motel, restaurant et station service.

Il faut dire que l'établissement a pas mal évolué au fil des décennies.

A l'origine, au début du 20e siècle, la station fait partie du réseau des "Relais Shell".
Un nouveau concept où l'automobiliste doit non seulement trouver tout ce qu'il faut pour son automobile, du graissage à la petite réparation, mais l'idée est d'apporter un plus aux clients avec l'accès à une boutique, la possibilité de téléphoner, de boire un café, ou simplement de faire une pause.

En cela, le relais doit être rapidement identifiable de loin par le conducteur.
Un "design" particulièrement élaboré est apporté à l'architecture de ses Stations Relais.
Le relais de Pouilly était composé d'une station encastrée entre deux Bidons Géants d'Huile Shell.

Hélas trop peu de photos attestent de cette époque.


Relais Shell de Pouilly sur Loire. Bien avant les 200 bornes.

Entièrement détruit, puis reconstruit (sans les bidons) après la seconde guerre mondiale, l'endroit devint le relais des 200 bornes... puisque nous sommes à 200 km de Paris.

Comme la plupart des commerces hôteliers de Pouilly, l'établissement ne résistera pas à la conjoncture économique des années 1980.

Fermé puis racheté en 1997, fermé en 2012, repris en 2016, ses nouveaux propriétaires décident de jouer la carte de la nostalgie.
La réussite semble au rendez-vous.

Shell n'en était pas à son coup d'essai en France, et la station de Pouilly n'était pas une exception.
On trouvait une station semblable dans les années 1920 à Montélimar ou entre Paris et Deauville, une autre sur la route de Nantes.
La station distributrice de Gazoline de Pointe à Pitre à la Guadeloupe n'était pas en reste avec son look rétro, et ses couleurs flashy.


Quelques exemples de Relais Shell en France.

En 1998 Norev éditait une maquette en résine au 1/43e du Relais Shell de Pouilly sur Loire :


Maquette Norev.


Le Relais des 200 bornes aujourd'hui.

200 Km ! Nous voici donc arrivés au terme de cette 4eme étape.
En espérant vous avoir fait passer un bon moment nostalgique sur la route nationale 7, et au plaisir de vous retrouver pour une nouvelle étape.


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Juillet 2013 / mise à jour août 2014 / septembre 2018