ETAPE 3 : de FONTENAY SUR LOING à BRIARE Le Canal - de 0100 à 0150 km de Paris.

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← Amilly - La Commodité (Cne Solterre) - Motteux (Cne Pressigny) - Nogent sur Vernisson

 

En Route -
Peu après la sortie d'Amilly, la nationale 7 retrouve la rocade post 1965 et poursuit plein sud en direction de Bourges et Nevers.

La N7 / D2007 reprend son cours.

 

Sur la droite, deux piliers en bordure de route indiquent l'entrée du Lycée agricole du Chesnoy. http://www.lechesnoy.fr/


La RN 7 passe devant l'entrée du lycée agricole du Chesnoy. Remarquez la ligne jaune de l'époque. Image réactive

Un peu plus loin se profile le "relais du Chesnoy", ancienne aire et station service, peut-être de la marque Antar. Aujourd'hui tout est à l'abandon.
Il flotte ici comme un air de western urbain.



Western Urbain sur l'aire du Chesnoy

La route continue maintenant sur trois voies. La voie centrale alternant successivement avec le sens de circulation, afin d'offrir une voie de dépassement sécurisée.
Quelques kilomètres plus loin un panneau indique le "relais du miel"sur la gauche.
Il vous faudra marquer l'arrêt, car le relais est une étape connue, pour ne pas dire incontournable de la région et de la nationale 7.


Vue en direction de Montargis, le Relais du miel actuel et en 2009 avant la construction de l'hôtel. Image réactive.


Créée en1965, voila donc 50 ans que l'une des plus grandes chaumières d'Europe, accueille touristes et montargeois dans un cadre qui a su évoluer au fil du temps.

Bien que le relais du miel surfe actuellement sur la vague du succès de la nationale 7, je trouve - mais cela n'engage que moi - que la nostalgie n'opère pas complètement.
Mais à vous de voir, car l'endroit est tout de même sympa et si vous êtes en virée dans les parages, il serait dommage de passer à côté.
Tout d'abord la boutique - épicerie fine, vitrine gourmande de la région du Gâtinais, propose une sélection de produits locaux et ... du miel aussi.
Ensuite le restaurant, et vous l'aurez sans doute remarqué, si le parking est plein, c'est qu'ici la table est bonne.



L'ancienne salle des grillades, nostalgie 1965
(Ne cherchez pas à manger dans cette salle qui n'existe plus)


Une partie de Mini Golf pour se délasser au relais du miel
Au fond à droite on distingue la station Total.

Enfin, vous ne pourrez plus faire le plein d'essence au relais, mais depuis 2015, vous pourrez y passer la nuit.
Un hôtel 3 étoiles s'est construit en lieu et place de l'ancienne station service Total, qui un temps hébergea un petit musée consacré à notre route mythique.
L'hôtel n'est pas en reste, puisqu'il propose des chambres à la déco évoquant la RN7, et le hall d'accueil héberge un mini musée dédié à la route mythique.
http://www.hotel-montargis.fr/index.php/fr/


Ambiance rétro dans le hall de l'hôtel.


L'ex-station et l' ex-musée.

En route -

Reprenons la route après cette ancienne étape qui a su se renouveler et rester ainsi au goût du jour.
Nous sommes maintenant en rase campagne, la route rectiligne semble propice à la vitesse...
Mais prudence, sur cette section à fort trafic, les accidents mortels sont nombreux, et ce depuis tout temps.

Titres du Petit Parisien du 29 et 30 décembre 1937

Le plus célèbre, si l'on peu dire, est celui qui se déroula ici même le 29 décembre 1937.
Pierre Michelin, fils de l'industriel Edouard Michelin, cogérant de la Société Michelin à Clermont Ferrand et président de Citroën, justement au volant de sa Citroën Traction, percute la Peugeot conduite par Louis Lagorgette, chef du secrétariat particulier de Mr Paul Faure, ministre d'Etat.

Louis Lagorgette, accompagné de sa femme et de son enfant, sont tous trois tués sur le coup.

Pierre Michelin, grièvement blessé, est évacué et amputé de la jambe droite.
Dans la nuit il succombera à ses blessures à l'hôpital de Montargis.


Ce qu'il reste de la Citroën Traction de Pierre Michelin

En route -

Impossible de retrouver la marque de réclame peinte sur le côté de la petite maison dans la plaine sur la droite. Trop défraîchie elle est désormais vouée à l'oubli.

On a plutôt l'habitude de retrouver les restaurants "Courtepaille" au sein des zones d'activités commerciales.
Ici le restaurant au toit de chaume semble un peu perdu au milieu de la campagne Gâtinaise.
La doyenne des chaînes de restaurants à vu le jour en 1961 à Rouvray avec un premier restaurant-grill posté en bordure de nationale 6, à l'endroit même où prenait fin l'autoroute du Soleil.
Il fallait ensuite deux jours pour rejoindre la Méditerranée par la route.

Avez vous remarquez les bornes N7 version low-cost en bord de route ? .. Oui, je sais c'est pas beau... mais elles ont au moins le mérite d'exister.

La Commodité Km 0120

Installé de part et d'autre de la nationale 7, le hameau de La commodité, "La Commode" comme l'appellent les routiers, est un important quartier appartenant à la commune de Solterre.
A peine remarqué, vite traversé, le hameau ne semble pas aujourd'hui bénéficier d'atout particulier.
Il faudra faire preuve de beaucoup d'imagination pour retrouver le charme d'antan de la petite bourgade.


Ancien panneau d'agglomération N7, Aujourd'hui il est marqué D2007.

La chaussée est relativement large, et il en a toujours été ainsi.
Contrairement à certains villages du sud de la France, ici, les véhicules n'ont jamais eu de problèmes pour se croiser.
Il faut imaginer toute la traversée du hameau avec des accotements plantés d'arbres de chaque côté de la route, ce qui lui assurait une agréable touche vieille France.

Dès l'entrée, le Café-Hôtel "La Charmille" accueille le vacancier.
Sur son mur, on peut encore voir une publicité peinte pour la bière Véga, bière française brassée dans la région Lilloise, à boire bien entendu.....avec modération... sur l'agréable terrasse que l'on devine encore sur le côté de la maison, face à un terrain devenu désormais ....vague !

Grande Bière Véga 2000, au Café-Hôtel à l'entrée du Bourg de La Commodité. Image réactive.


Demi-tour. La nationale 7 vue en direction de Montargis.
A droite l'hôtel à la pub Véga 2000. Image réactive.

Après avoir dépassé la mairie-école de Solterre implantée dans le centre de La Commodité, nous trouvons ce qu'il reste du Relais Routier "les 120 km", ancien "Café de la Route Bleue",
encore identifiable à son mur peint et son parking pour poids lourds situé derrière l'établissement.


Le KM 120, Relais Routier. Photos Claude.K. Image réactive.


Au fil des ans : Café de la Route Bleue, puis Relais Routier des 120 km. Image réactive.

De l'autre côté de la route, l'Auberge de la Route Bleue, encore une route bleue, encore une institution mais celle là, toujours en activité et ce depuis des lustres.
Le concept a certes un peu changé, mais c'est le prix à payer pour subsister de nos jours.


L'actuelle Auberge de la Route Bleue


Totem de l'auberge de la Route Bleue

Le croiriez vous, mais il fut un temps où les enfants jouaient en toute insouciance sur la route nationale encore peu fréquentée par les vacanciers.


Une vue en direction de Paris, époque insouciante. Image réactive.

La longère qui abrite l'actuel bureau de poste (repérable à la cabine de téléphone), me fait penser à un ancien relais de poste avec sa porte cochère donnant sur les champs de derrière...
La carte de Cassini indique bien une poste et un colombier à cet endroit.


Une publicité murale pour Saviem la Société Anonyme de Véhicules Industriels et d' Equipements Mécaniques créée en 1955.


Le bureau de poste et sa cabine téléphonique...en voie de disparition.


Une ancienne station service BP


Publicité Pernod Fils, peinte pour être vue de loin. Image réactive.

A la sortie du bourg, deux garages d'antan.
Si vous êtes du voyage depuis Paris, le premier garage sur la gauche vous fera maintenant penser à une ancienne station BP, reconnaissable à sa devanture en forme de demi-rotonde.

Plus loin, à droite, le "Dynamic garage" ne semble plus être en activité. Derrière sa façade en partie réactualisée, se cache l'architecture typique des petits garages provinciaux, Citroën ou Renault .


Un beau cliché aérien de La Commodité en 1959 traversée par la route nationale du Nord (haut de l'image) au Sud (bas de l'image)

Après une ultime station service, cette fois en activité, nous quittons La Commodité. Une actuelle borne N 7 indique 29 km.
En fait cela correspond au kilométrage que nous avons parcouru depuis que nous sommes arrivés dans le département du Loiret.
La borne zéro étant située au Hameau de La Rue Mangine, juste à la sortie de la Croisière.

Un panneau nous indique le site de L'amphithéâtre de Chenevières, situé à quelques kilomètres de là sur la commune de Montcresson – Monbouy.
L'amphithéâtre est un vestige d'un grand site thermal gallo-romain encore visible aujourd'hui.
http://www.loiret.com/amphitheatre-de-chenevieres-patrimoine--21326.htm?RH=R8.3.5

Un magasin désaffecté près d'un vendeur de voiture d'occasion arbore une enseigne au Km 122. L'enseigne a depuis changé et ne fait plus référence à la route.
S'ensuit une longue traversée en rase campagne, où le paysage alterne entre bois et champs cultivés.

Au niveau de la commune de Pressigny les Pins, dont on aperçoit le monument aux morts situé juste en bordure de route, le maire du village mène depuis 2012 une croisade contre la prostitution sur cette section de route.

1er volet : Pressigny-les-Pins 06/04/12

La semaine dernière, Brieuc Nicolas, le maire de Pressigny-les-Pins, avait fait parler de lui en labourant les accotements afin de limiter la présence de prostituées.
Pour des raisons de sécurité, le conseil général va reboucher ces aménagements.
Mais l'élu Pressignien et les autres maires riverains envisagent d'autres actions.

2ème volet : Pressigny-les-Pins 15/04/12

Après le labour, qu'il va reboucher en accord avec le service des routes, le maire de Pressigny-les-Pins, a fait poser une barrière interdisant l'accès au chemin se trouvant à proximité du monument aux morts jouxtant la RN7.

L'histoire ne dit pas si la barrière a permis d'éradiquer la prostitution dans le secteur, il faut reconnaître que cette nouvelle activité n'est pas un cas isolé sur le bord de cette route et touche même plusieurs communes de la région.


La nouvelle barrière anti-prostitution

Le labour de Mr le maire le long de la RN 7

Sources et photos : www.larep.fr

Et aujourd'hui ?

La prostitution continue sur l'ex-RN7 :

Il n'est plus maire de Pressigny-les-Pins, mais n'a pas rendu les armes.
La lutte contre la prostitution le long de l'ex-RN 7, Brieuc Nicolas en avait fait son combat.
Le voilà qui revient sur la scène, à la faveur d'un communiqué :
« Je viens d'appeler la gendarmerie pour expliquer mon étonnement de voir une prostituée au niveau du monument aux morts de la N 7 à Pressigny et quatre à Mormant ! »

Une information confirmée par les forces de l'ordre. Les prostituées font (doucement) leur retour, un peu plus d'un an après le procès qui avait conduit à la condamnation de sept proxénètes roumains. Ils faisaient travailler des jeunes filles entre Nogent-sur-Vernisson et La Bifur (voir notre édition du 22 octobre 2013). La décision de justice avait vidé considérablement les abords de la route.

Brieuc Nicolas, qui a alerté son successeur à la mairie, Brigitte Lefebvre, pointe du doigt le laxisme des autorités concernant le secteur de Mormant-sur-Vernisson, en revenant sur Montargis :
« L'agglo s'en moque visiblement puisqu'il n'y a jamais eu d'interruption de l'activité en bord de route. » ....

 

 

Extrait La Rep 2014 article Jean-Baptiste Dos Ramos

En route -

Au hameau de Motteux, le radar automatique implanté à droite, nous rappelle que la vitesse reste limitée à 90 km/h ou bientôt à 80 Km/h, allez comprendre.....
Après le carrefour avec la D617, la route entame une côte, tout en s'incurvant légèrement à droite, puis virant à gauche.


L'ancien tracé se profile sur la gauche.


Nous sommes ici à la jonction d'un ancien tracé de N7 qui traversait à l'époque Nogent sur Vernisson.
Comme précédemment, nous essaierons de suivre cet ancien tracé au plus près, dès que nous atteindrons la seconde jonction.
Pour le moment continuons sur la route actuelle.

La route grimpe et franchit la voies ferrée Paris – Nevers.
En fait la première section de cette déviation a été créée pour éviter le passage à niveau de l'ancienne route, source d'accidents mais surtout de ralentissements.

Qui se souvient de ces passages à niveau d'antan, ceux avec un garde-barrière ?

Le garde-barrière, cet agent des chemins de fer, souvent infirme, logé gratuitement dans une maisonnette située au croisement d'une route et d'une voie ferrée, se devait d'être présent en continu, afin de faire respecter l'horaire de passage des trains. Priorité au train.

Pour interrompre la circulation, les premiers passages à niveau du genre utilisaient une simple barrière de bois à battants pivotants.
Sur les chaussées plus larges on trouvait une barrière métallique coulissante ou parfois pivotante montée sur roue.
Plus tard vint la barrière relevable manuelle, puis le passage à niveau devint automatique et signa la mort des garde-barrières.


Exemple de passage à niveau à barrières pivotantes montées sur roue

Cinq bonnes minutes avant le passage d'un train, (mais tout restait à la diligence du garde-barrière) la circulation routière était interrompue par un feu et un signal sonore ou quelques fois seulement par les signaux du garde-barrière agitant fanal et petit fanion.

Une fois le trafic interrompu les barrières étaient abaissées à l'aide d'une manivelle, obstruant ainsi la route dans les deux sens, dans l'attente du passage du train.


Exemple de passage à niveau à barrières coulissantes montées sur roue

Une fois le train passé, (parfois 5 à 8 minutes après la fermeture de la route) il fallait encore patienter le temps du relevage des barrières pour retrouver des conditions normales de circulation.

Si un second train était annoncé sous peu, le garde-barrière ne prenait pas la peine de rouvrir la route pour un si court instant,
l'automobiliste pressé devait prendre son mal en patience et attendre le passage du second train.

Il arrivait, sur certaines départementales peu fréquentées par les automobiles, qu'en soirée, la barrière soit abaissée (version fermée) et cela pour toute la durée de la nuit.
Le trafic automobile étant moins important que le trafic ferroviaire, le garde barrière préférait être réveillé pour ouvrir la route à la demande d'un rare automobiliste de passage, plutôt que de se lever et abaisser les barrières à chaque nouveau passage de train.

Une fois les passages à niveau automatisés, ils furent de plus en plus déviés et aujourd'hui définitivement évités.


Exemple de passage à niveau à barrières relevables manuellement.
On aperçoit la garde barrière à la manivelle.

Nostalgie : http://www.histoire-en-questions.fr/metiers/gardes-barrieres.html

Souvenirs - Aubréville en Argonne, nuit du 28 juillet 1972.

La petite auto s'est arrêtée depuis quelques minutes déjà devant la barrière obstinément fermée d'un passage à niveau.
Il n'est pas loin d'une heure du matin, l'endroit est désert, à peine éclairé par la lueur blafarde d'un petit réverbère de campagne.

Moteur tournant, mon père sort du véhicule une carte routière à la main.
Positionné sous les phares de l'automobile il tente tant bien que mal d'étudier le plan afin de rechercher une autre route qui nous permettrait de poursuivre notre chemin.
Nous rentrons de Vacances en Espagne et mon père souhaitant abréger le trajet a tenté un raccourci qui certes nous a permis d'éviter quelques embouteillages, mais qui maintenant nous barre la route et nous fait perdre un temps précieux.
Rebrousser chemin rallongerait le trajet de plusieurs dizaines de kilomètres et ajouterait encore à la fatigue de cette journée éreintante.
Exaspéré mon père klaxonne.

Quelques minutes après, la lampe extérieure de la maison du garde-barrière s'allume.
Un vieil homme habillé d'un pardessus et d'un pantalon de pyjama arrive en grommelant.
Il regarde la petite auto, demande à ce que l'on réduise la luminosité des phares, qui semblent l'aveugler et commence à l'aide d'une manivelle le relevage des barrières.
Il nous fait signe de passer. L'auto franchit l'unique voie ferrée.
Après un rapide remerciement à l'employé qui somnole encore, nous poursuivons notre chemin dans la nuit noire.
Dans la lueur rougeoyante des feux arrières, j'entrevois le vieil homme rabaissant ses barrières après notre passage.


En route -

La seconde section de la déviation contourne la ville de Nogent sur Vernisson par l'est, sans jamais y entrer.
Après les immeubles à droite, une belle publicité peinte pour la liqueur Bénédictine, mais à voir de loin seulement car impossible d'y accéder directement de la route.
Il vous faudra entrer dans le bourg si vous souhaitez l'approcher de plus près.


De beaux restes pour cette publicité murale visible de la déviation de Nogent, actuelle N7.

La déviation se poursuit et retrouve son tracé historique une centaine de mètres après le château d'eau visible sur notre droite..


La déviation prend fin, un peu après avoir dépassé le château d'eau , immanquable sur la droite.

Vous y êtes ? l'ancienne RN 7 c'est la petite route située juste dans l'axe du château d'eau derrière nous.

Fin de la déviation.


Les retrouvailles sortie sud du tracé historique (à gauche) et de l'actuelle N7. Dans l'axe de l'ancien tracé, le château d'eau.

Avant de continuer plus avant le voyage, pour les plus curieux et les moins pressés, je vous propose de refaire le parcours en essayant cette fois de rester au plus près de l'ancien tracé de la nationale 7.

Petit détour par l'ancien tracé de la nationale 7 :

Cachée par la végétation, l'ancienne route débute dans le virage avant la voie ferrée.


Sur la gauche, derrière le panneau indiquant le virage, se cache l'ancien tracé. Image réactive.

Ci-contre, en bleu, le tracé de l'ancienne route.


Un aperçu de l'ancienne route visible du bas côté.

La route longeait la voie ferrée sur 150 mètres environ avant de la traverser au passage à niveau aujourd'hui disparu.
Après le franchissement des voies, la route continuait sur 250 mètres environ et passait devant la petite maison qui existe toujours à la sortie du bosquet en contrebas sur la gauche.


Après le passage à niveau, la route prenait la direction du centre ville de Nogent sur Vernisson.


Avant la déviation, l'ancienne route partait en direction du centre de Nogent / Vernisson.


Image réactive.
En couleur : Vue Google Earth de la route actuelle de sa courbe et du pont (en rouge) franchissant la voie ferrée. En bleu l'ancien tracé.
En noir et blanc : Cliché aérien de 1953. La déviation n'existe pas. L'ancienne route franchit la voie ferrée par un passage à niveau

Empruntons l'itinéraire aujourd'hui interdit aux poids lourds.


Direction le centre ville de Nogent sur Vernisson.

Nogent sur Vernisson Km 0130

La ville est annoncée, Nogent sur Vernisson, "Village de l'Arbre", en référence au Château de Barres, ancien siège de l'école dite des Barres (foresterie), actuellement le siège de l'IFN (Inventaire Forestier National), organisme chargé de réaliser l'inventaire des ressources forestières françaises.

Pour la petite histoire, c'est Philippe André de Vilmorin, fils de Victoire Levêque de Vilmorin grainier du roi Louis XV et créateur d'une entreprise commerciale d'horticulture, qui en 1821 acquiert le domaine des Barres sur la commune de Nogent sur Vernisson pour y planter une forêt expérimentale, qui lui permet notamment d'étudier les pins et les chênes.
Une partie du domaine devient en 1873 l'Arboretum national des Barres.

Vilmorin meurt dans ce domaine le 21 mars 1862. Depuis l'entreprise Vilmorin produit des semences pour le monde entier et pour toutes les jardineries de France et de Navarre.
Vous possédez certainement une pochette de graines Vilmorin chez vous, maintenant vous en connaissez son histoire.

Après les équipements sportifs, voici le monument aux morts auquel fait face un garage Renault, qui a plutôt bien survécu au temps qui passe.


Un quartier immuable.


La rue de la gare et le monument aux morts au carrefour de la N7.


Intéressante vue aérienne de la nationale 7 bordée d'arbres.
Au premier plan le garage et en face le monument aux morts.

Les plus anciennes traces de civilisation retrouvées à Nogent-sur-Vernisson sont d’époque gallo-romaine (ruines romaines en plusieurs endroits).
D’ailleurs, Nogent a pour origine « Novio magos » qui signifie « Nouveau marché » en langue gauloise. Le nom de la rivière, le Vernisson, est aussi d’origine gauloise (verno = vernes ou aulne) et signifie « la rivière bordée d’aulnes ».
Les autres noms anciens connus pour Nogent sont Noem au Xlle siècle, Noemium au Xllle, puis Nojan, Noyen et enfin Nogent…
Extrait : http://www.nogentsurvernisson.fr


Rue Georges Bannery, vue en direction de Montargis. A droite, la Gendarmerie. Image réactive.

En Route -

Poursuivons par La rue Georges Bannery (anciennement avenue Eitchall ) où alternent des maisons d'habitations anciennes et récentes mais ayant gardées l'architecture typique du coin.
Nous sommes sur une section authentique qui n'a que très peu changée au fil des ans. La rue devient petit à petit plus commerçante et l'ambiance perdure.


La rue dans sa partie commerçante. Image réactive.
Stations essence, hôtel de Paris, café et épicerie pour recevoir les voyageurs de la route.


Vue aérienne du centre-ville. La route nationale 7 serpente le long de la place de la République, de la Grande Rue, de la place de l'église...

On arrive ensuite sur une petite place de la République qui sert aujourd'hui essentiellement de parking. On y trouve encore quelques bistrots et un bureau de Poste.
Il y avait anciennement à l'angle de la Poste, une borne indicatrice Michelin, semblable à celle de Dordives ou encore de Juvisy.


Des 4 L et 2 CV camionnettes, une ami 8 et une 2 CV. Ambiance nostalgie place de la poste.
Image réactive.


On aperçoit la borne Michelin sur la gauche.


La place vue en direction de Montargis, et toujours la borne béton Michelin au carrefour. Image réactive.

A partir d'ici, la rue passe en sens unique, il faudra donc contourner le pâté de maison si vous voulez emprunter cet axe en sens inverse.
Sinon garez la voiture dans le coin et poursuivez la balade à pied.

Avec Google-Street-View, ne nous soucions pas des interdictions et continuons tout droit.


Anciennement Grande rue, la Rue Aristide Briand, aujourd'hui en sens unique, débouche sur la place de l'église .
Image réactive.

Vu l'étroitesse de la rue, on imagine aisément les difficultés rencontrées par les riverains et les automobilistes lors des grandes migrations estivales.
Sur la placette de l'église, la D607, ou ex Rn7 continue sur la gauche. Là aussi, le parcours reste authentique.
A droite une petite rue mène au château de Nogent, l'occasion de découvrir cachée derrière un mur, une plaque Michelin invisible de la place de l'église.


Place de l'église, le Café Hôtel Restaurant du Midi, annonçait déjà le sud.
Notez la borne Michelin au premier plan, comme sa consœur de la Poste elle a depuis disparu.


La plaque Michelin invisible de la route nationale.

Dans cette église, le pape Pie VII célébra une messe alors qu'il voyageait vers Fontainebleau pour procéder au couronnement de Napoléon en 1804.


Peugeot 404 , Citroën 2 CV, et Renault Dauphine devant l'église.


Du supermarché construit à l'emplacement de l' Hôtel du Puy de Dôme, il ne reste qu'un panneau et parking.
Le quartier change, mais la route reste.
Un repère : l' immuable porte cochère, ancienne entrée du garage de l'hôtel. Image réactive.

La route longe le côté de l'église.
L'hôtel du Puy de Dôme accueillait une nombreuse clientèle de voyageurs en quête d'un repos bien mérité.
L'établissement qui a depuis très longtemps tiré sa révérence, possédait une agréable cour ombragée, en lieu et place du parking de supermarché, beaucoup moins glamour.
Le supermarché, lui aussi, n'aura perduré qu'un temps.

La publicité de l'hôtel annonçait : Son confort sans prétention, sa cuisine si appréciée, ses spécialités, sa bonne cave... tout un programme.
Le tout, à toute heure et tout cela au pied de la célèbre route nationale, qui grimpe maintenant fortement et vire soudainement à droite.

A l'amorce du virage, sur la grande maison en bas de côte, une plaque de cocher Route Nationale 7.


Photo Plaque Claude.K


Toujours au pied de la côte, une plaque Michelin.

La côte est raide, et plus d'un camion a dû souffrir en la grimpant. Mais la descente n'en est pas moins dangereuse, justifiant par là même la nécessité d'une déviation.
La côte prend fin au niveau du château d'eau, qui cette fois-ci se situe sur notre gauche.


Ne vous fiez pas aux apparences, le château d'eau est toujours là aujourd'hui!
Ce n'est qu'une question d'angle de vue. Image réactive.

L'ancien tracé continu, rectiligne sur environ 500 mètres, au milieu d'une zone pavillonnaire moins authentique, en direction de Gien et Briare.


Tout droit, rectiligne, le tracé historique de la route nationale 7.

Nous arrivons à la sortie de Nogent et retrouvons la jonction avec l'actuelle N7.

Fin de l'ancien tracé.



La Suite de l'étape 3


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