ETAPE 3 : de FONTENAY SUR LOING à BRIARE Le Canal - de 0100 à 0150 km de Paris.

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Montargis Km 0110 -

De ses rues sur l'eau au charme typique, de ses perspectives du canal et de ses 131 ponts, la ville de Montargis tire son surnom de " Venise du Gâtinais ".
Avec ses barques fleuries, la ville se mire au fil du Loing qui la traverse, reflétant l'image d'une cité forte d'un riche passé historique.

Extrait du site : http://www.montargis.fr

Waow ! very romantic comme diraient nos amis Britanniques ou, comme on l'a vu précédemment, nos amis Chinois.

Et la réalité ? Voyons cela de plus près.

En route -

L'avenue du Général de Gaulle a dû connaître un glorieux passé.
D'ailleurs l'ancienne et majestueuse statue de "La Gloire" en annonçait la couleur dès l'entrée de la ville.

On devine ici un faubourg plutôt huppé, toujours ombragé de platanes, jalonné de maisons bourgeoises.
Une avenue agrémentée par quelques commerces pour certains devenus quelque peu moribonds aujourd'hui.

Ici un hôtel-restaurant tente de survivre, là un ancien garage a définitivement baissé les volets.
Les commerces désuets ont dorénavant cédé la place à des enseignes dans l'air du temps.


L'avenue Charles de Gaulle, faubourg huppé de Montargis. Image réactive.


Une ambiance un rien désuète, un quartier qui affiche une certaine quiétude, face à la route Nationale 7 historique.


Un ancien garage de quartier, aujourd'hui, et peu après sa fermeture. Image réactive.

De l'autre côté de la rue, une Pizzéria fast-food occupe l'emplacement du café "Au rendez vous des cyclistes". Un autre temps... une autre classe.


La rue du Longeard débouchant sur la nationale 7.
Avant : Café, bière, limonade, vins, et liqueurs, aujourd'hui .. pizza. Image réactive.


Plaque de cocher, avenue Charles de Gaulle / rue du Longeard. Cliché plaque J-F Lobreau.

300 mètres plus loin, la nationale 7 dévie sur la gauche en direction de Nevers, alors que l'avenue du général de Gaulle continue tout droit.
Nous nous situons ici à la jonction du tracé historique de la nationale 7, qui traversait alors le centre-ville, et de sa déviation construite vers le milieu des années 1960.

Le projet de déviation de Montargis date de la fin des années 1950.
Elle fut ouverte le 5 mars 1965 avec un profil à 10,50 m.
Il fut prévu à partir de 1972 de porter son profil à 14 m, mais l’opération n'eut jamais lieu. (Wiki Sara)


Tout droit le tracé historique par l'avenue du Général de Gaulle, à gauche la N7 après 1965.

La séparation des deux tracés.


Vue satellite de la jonction avant et après 1965. Image réactive.
Avant 1965 une seule direction : tout droit, après 1965 la N7 se détourne du centre ville.

En route -

Poursuivons pour le moment sur le tracé actuel en prenant à gauche la direction de Nevers.
Cette section de nationale 7 construite dès 1965, quitte rapidement l'agglomération de Montargis pour la contourner à travers les quartiers de la banlieue Est.

Au niveau de la cité des Closiers, la route longe le lac du même nom avec sa piscine, sa base nautique et son école de voile.
Ce lac artificiel de 12 hectares a été créé en 1961. Il est alimenté par le Loing.

Le lac des Closiers, la nationale 7 et la cité.


La cité des Closiers en bordure de nationale 7. Image réactive.
Terrains vagues, automobiles, caravanes et marchand de glace, une époque ou il faisait encore bon vivre dans la cité.

Après le Franchissement du Loing et de son canal, nous contournons à présent la zone commerciale de Montargis par le sud.
La nationale 7 ici dans sa version D2007, se dirige plein sud et s'éloigne de Montargis.
C'est ici que nous récupérons l'ancien tracé à la sortie de la ville.


L'actuelle rocade post 1965 / D2007 retrouve la nationale 7 historique ( à droite) à la sortie sud de Montargis

Avant de poursuivre notre étape plus en avant, partons maintenant à la découverte de l'ancien tracé qui fut utilisé par les voyageurs jusqu'en 1965, avant la construction de la rocade.

Retour à la séparation des deux tracés -

Petit détour par l'ancien tracé de la nationale 7 :

Cette fois-ci, poursuivons tout droit, par la deuxième partie de la coquette avenue du Général de Gaulle.
Après avoir traversé le canal du Loing, un petit coup d'il nostalgique sur la droite, pour saluer le défunt garage Peugeot.
La concession devait également abriter une station Total, si l'on en croit les traces laissées par les inscriptions de l'enseigne sur la façade.


Avant 2009, le centre ville était encore indiqué par un panneau en béton, aujourd'hui disparu.

Quelques mètres à peine, et nous franchissons le pont sur le Loing, sur lequel trône la médiathèque de la ville, moderne bâtiment à la façade de miroir.
A cet emplacement se dressait jadis le Tivoli, ancien cinéma et surtout salle de spectacle mythique des nuits Montargoises.

Sur le Tivoli : http://ramocblogsalledecinema.over-blog.com/article-montargis-de-l-alhambra-a-l-alticine-plus-d-un-siecle-de-cinema-89734628.html


Le pont et le Tivoli, salle de spectacle.


Le pont sur le Loing et la médiathèque. Au fond le garage Peugeot.
Même vue à l'époque du Tivoli. Image réactive.

L'actuel boulevard Paul Baudin longe maintenant la place du 18 juin 1940, ancienne Place du Pâtis, l'une des plus grande place de France.
A l'origine, le Pâtis était l'endroit où l'on emmenait paître les vaches. Plus tard la place servira à accueillir les foires, les fêtes, les cirques et bien d'autres manifestations.

En 1925, la place se dote d'une salle des fêtes, un beau bâtiment abritant une splendide salle de spectacle art déco, où se produiront plusieurs artistes de renom.


Le Pâtis, de bas en haut :
le garage Peugeot, Le pont et le Tivoli, la salle des fêtes et la place ombragée.

Mais la place du Pâtis n'a pas toujours été ainsi, si l'on en croit cette description peu reluisante de l'endroit en 1791.
Ou comment mettre à mal la réputation de la charmante Venise du Gâtinais...

Rendez-vous nationale 7 : Avril 1791- Montargis. Extrait du Voyage de Paris à la Côte d'Or par le Nivernais.


La place du Patis inondée lors de la crue de janvier 1910.

Même lieu, un siècle plus tard.

Rendez-vous nationale 7 : 1er Juin 2016 , place des Pâtis.

Une crue record à Montargis.
Depuis le début des intempéries, le Loiret est particulièrement touché par les inondations.
Le département est en alerte rouge. A Montargis, surnommée "la Venise du Gâtinais" pour ses 131 ponts qui enjambent différents canaux et rivières, la crue bat tous les records.
La ville est sous les eaux et les dégâts importants.


La place des Pâtis, lors de la crue du Loing en juin 2016


Face à la place du Pâtis, en bordure du canal de Briare, le café de la Terrasse. Image réactive.


Sur la droite, depuis 2014, la statue de l'artiste chinois Li Xiaochao, contemple la route nationale 7.
Cette statue appelée "L'enseignant" ou "Monsieur le Maître" rappelle le rôle de Montargis dans l'enseignement des élites chinoises de la révolution culturelle au début du 20ème siècle.
Elle est signée de l'artiste chinois Li Xiaochao, enseignant d’Arts dans son pays. Image réactive.

En route -

Après le franchissement du canal de Briare, nous voici place Mirabeau, avec sur notre droite l'église Ste Madeleine.

La place Mirabeau après 1920. La façade gothique de la Maison Praslin a été refaite.
Avant 1903 c'était une boutique de tissus en gros.
La statue de Mirabeau disparaîtra en 1942.
Image réactive.

 

Ne cherchez plus la statue de Mirabeau qui trônait depuis 1888 au centre de la place. Comme sa consur "La Gloire", elle a été fondue en 1942, sous le régime de Vichy. Quelques explications

Par contre, vous ne pourrez pas rater la façade néo-gothique de la boutique
"Au Duc de Praslin", maison Mazet confiseur depuis 1903.

En 1920 Léon Mazet fait appel à plusieurs stylistes de renom pour redécorer sa boutique en harmonie avec l'historique de la Prasline.
Cette même année, la façade de l'immeuble est également habillée d'un nouveau décorum façon gothique.

C'est en 1686 que le Duc de Choiseul, Comte de Plessis-Praslin, invente la Prasline.

Le premier commerce de cette friandise est ouvert à Montargis quelques années plus tard, c'est le début d'une grande aventure tout en gourmandise et en réputation.

http://www.mazetconfiseur.com

Rendez-vous nationale 7 : Dimanche 3 Août 1969, 12h00 place Mirabeau. Montargis. Episode 08.

Allez savoir pourquoi, ma mère confond Montargis avec Montélimar ! Mon père s'en trouve le premier désolé..
Peut-être est-ce parce que le nom des deux localités commence par Mont, et que l'on trouve dans ces deux villes d'excellentes friandises.

Nous voilà donc garés place Mirabeau. Mon père connaît bien Montargis pour y avoir effectué son service militaire, caserne Gudin, située un peu plus haut dans la rue.
Nous sommes là pour acheter quelques praslines, mais catastrophe, en ce dimanche d'août, la luxueuse maison Mazet est fermée.
Aussi, après avoir bavé un moment devant la vitrine gothique du célèbre confiseur, nous remontons la rue Dorée à pied, à la recherche d'une pâtisserie encore ouverte qui voudra bien nous vendre une boîte du précieux bonbon. Il faudra hélas nous rendre à l'évidence, à midi les boutiques sont fermées.
Les praslines seront toutefois bien du voyage.. mais celui du retour de vacances. Mince consolation.


La place Mirabeau et en enfilade la rue Dorée. Image réactive.

 


La déviation après guerre de la rue Dorée devenue à sens unique.

En route -

La route nationale historique passait à l'origine par la rue Dorée, la principale artère commerciale de la ville.

Après la seconde guerre mondiale, avec l'augmentation du trafic automobile, l'étroite rue fut mise en sens unique ne conservant la circulation que dans son sens sud-nord.
Le tracé original de la traversée de Montargis fut donc lui aussi modifié afin d'éviter la rue Dorée dans son sens nord-sud.

Cette déviation débutait place Mirabeau où il fallait prendre la rue du général Leclerc à droite le long de l'église, puis remonter l'étroite rue Gambetta à gauche parallèlement à la rue Dorée, jusqu'à l'avenue Gaillardin qui permettait de retrouver la rue Jean Jaurès et le tracé original de la route.


La rue dorée en sens unique


Photo aérienne de 1947 au dessus de la place Mirabeau. Les rues sont vides.
Les flèches indiquent le sens de circulation après guerre.


Ambiance commerçante, rue Dorée.

La rue Gambetta n'étant qu'un faubourg d'habitations sans véritable intérêt, la description du parcours passera donc par la rue Dorée plus attrayante .
Difficile d'imaginer cette rue commerçante en double sens et pourtant ce fût bien le cas autrefois avant guerre.
Aujourd'hui en sens unique, la rue serpente, étroite, et n'a pratiquement pas déviée de son parcours moyenâgeux.

Pas vraiment longue, la rue Dorée débouche sur la place Victor Hugo, ancienne place de la poste.

Sur cette place, vous ne pourrez manquer l'hôtel de la Poste, une institution touristique à Montargis et sur la route nationale 7.

On doit la construction de l'hôtel au Vicomte de Mirabeau qui, à son retour d'Amérique, eu grand peine à loger sur sa terre natale, les officiers de son régiment de Touraine.
Ne s'offraient aux soldats que granges malodorantes et tavernes sordides. Mirabeau en éprouva dit-on, une certaine honte.

Sur insistance du Vicomte, en 1783, s'ouvre à proximité du relais de poste aux chevaux, un hôtel neuf et propre, à l'enseigne de l' Hôtel de la Poste, établissement enfin digne d'accueillir les visiteurs de passage dans la ville.
Le succès, ne s'est depuis pas démenti, et l'enseigne perdure aujourd'hui.


L'hôtel faisait partie de la chaîne hotelière PCA. Si aujourd'hui les guides PCA
n'existent plus, la plaque demeure toujours en place sur la devanture de l'hôtel.

Unique hôtel de Montargis en 1900, il est répertorié dans le guide Michelin.
Détruit et reconstruit en 1990, agrandi en 2000, il a heureusement conservé sa façade à l'identique et continu de régaler les nombreux touristes en mal de charme provincial.


Quelques vues du Grand Hôtel de la Poste au fil du temps. Diaporama.

En janvier 1938, le poète Jean Cocteau, qui souhaite se concentrer sur l'écriture d'une nouvelle pièce de théâtre, quitte un Paris trop mouvementé à son goût et choisit de s'exiler quelques temps dans la Venise du Gâtinais.

Il s'installe à l' Hôtel de la Poste à Montargis, accompagné d'un jeune acteur encore inconnu du public de province.
Enfermé dans l'hôtel durant huit jours, il y écrit "Les Parents Terribles", une pièce de boulevard destinée à lancer ce jeune homme qui l'accompagne durant tout son séjour : Jean Marais.

Source : article 2012 La République : L'hôtel de La Poste à Montargis, 230 ans d'histoire.


Le relais de la poste aux chevaux aujourd'hui disparu.

En route -

On contourne la place Victor Hugo et l'on poursuit tout droit rue Jean Jaurès, toujours en sens interdit dans notre sens de circulation et ce jusqu'au prochain carrefour avec la rue Gaillardin.
Le croisement avec la rue Gaillardin est encore agrémenté de plaques de cochers.
Elles rappellent que nous sommes au croisement stratégique des deux axes principaux nord-sud ( RN 7 ) et est-ouest (RN 60).

A partir d'ici, la N7 retrouve ses deux sens de circulation.


Croisement de deux axes routiers importants

Sur la droite voici un bâtiment à la façade plutôt étrange dans le quartier. Il s'agit de l'ancien hôpital de Montargis.

Construit à partir de 1644 ce bâtiment fut tour à tour couvent des Ursulines, orphelinat puis Hôtel Dieu sous la révolution, il devint finalement l'hôpital de Montargis jusqu'en 1993.
Une nouvelle façade fut élevée de 1926 à 1932 par l'architecte Philippon.

Nous sommes dans le quartier communément appelé le faubourg de Lyon.


Publicité pour la Rôtisserie - Hôtel de la Tour d' Auvergne.


Situé face à l'entrée de l'hôpital, l'hôtellerie de la Tour d' Auvergne
promettait aux voyageurs de bonnes grillades et une nuit cosy.
Aujourd'hui l'immeuble est occupé par une société d'assurance.


Autre mur peint pour les Praslines de la Maison Mazet.


Rue Coquillet, plus beaucoup de traces de l'ancien garage Renault. Image réactive.
Le Garage Renault flambant neuf en 1949.

A la sortie de Montargis, la caserne Gudin, anciennement École d'Application des Transmissions, rappellera sans doute à plus d'un, son service militaire.
Devenue en 2000 l'école de Gendarmerie, le site ferme définitivement en 2006.
Depuis, la friche urbaine de six hectares attend une reconversion qui tarde à venir faute de financement.


Entrée de la caserne Gudin, Faubourg de Lyon, à Montargis.


Des générations de militaires préposés à la garde de la porte se sont succédé au fil des décennies.
Aujourd'hui la porte n'est plus gardée. Image réactive.


A droite la caserne Gudin, à gauche la croix de l'empereur. Image réactive

Face à l'entrée de la caserne Gudin, une simple croix de mission, à peine visible.
C'est là que le 20 avril 1814, le général Pelet, commandant le 1er régiment de chasseur de la vieille garde Napoléonienne, fit ses adieux à l' Empereur.

Napoléon, qui avait fait ce même jour ses adieux à sa vieille garde dans la cour du Cheval-Blanc au palais de Fontainebleau, arrive en voiture à Montargis, où l'attend le général Pelet.
Les deux hommes ont un entretien. L'Empereur, extrêmement ému, avait des larmes dans les yeux.
La garde impériale formait la haie dans la ville. Ces braves militaires ne proférèrent le moindre cri et observèrent un morne silence.
Ils trempèrent dans du vin, les cocardes blanches qu'on leur avait déjà distribuées.

Sources :
http://www.napoleon1er.org/forum/viewtopic.php?p=304695&sid=574e15eccb079749d13b6c6654c94479
http://gatinais.histoire.pagesperso-orange.fr/2BSEM2.htm

On quitte Montargis pour entrer sur la commune d'Amilly.


Après la l'ex caserne Gudin, on entre dans Amilly.

Amilly Km 0113

Amilly est la commune la plus étendue du district urbain de l’agglomération montargoise.

Traversée par le Loing et le canal de Briare, elle se distingue par son patrimoine naturel et notamment ses 800 hectares recouverts par la forêt de Montargis.
A la croisée des régions Centre, Paris / Ile de France et Bourgogne, la ville bénéficie d'une localisation privilégiée.

La bourgade a longtemps vécu de ses maraîchages et de ses industries textiles.

Dès la moitié du XVIIe siècle, l'exploitation du canal de Loire en Seine (canal de Briare) permet d’intensifier la croissance de la ville.
Autre signe de la bonne santé économique d’Amilly : le premier concours agricole a lieu en 1837 à la Pailleterie.

La dernière filature du Gros-Moulin disparaît en 1956.
Amilly parvient immédiatement à rebondir, en favorisant la création d'une zone industrielle, celle que nous connaissons aujourd’hui.

Extraits : http://www.amilly.com

La route traverse tout d'abord un quartier plutôt résidentiel avec ses pavillons cachés derrière leurs haies de troène, avant d'attaquer la zone commerciale.


Quelques publicités peintes participent encore au souvenir de la vieille route.

Nous y voici dans la zone industrielle et commerciale. Plus rien à voir avec l'ex-nationale 7 qui traversait alors un paysage bucolique.

Aujourd'hui les grandes enseignes se suivent et se ressemblent.
Si l'ensemble manque de cachet, il faut reconnaître le côté pratique de ces zones et c'est ici, sans doute, que vous ne manquerez pas de refaire le plein d'essence.
Pour un repas sur le pouce évitez tout de même le fast-food et tentez plutôt un bistrot ou une gargote du bord de route, le cadre en sera toujours plus sympa.
La voie est toujours à double sens, mais une chose est sûre, on s'ennuie ferme avenue d'Antibes au milieu de cette forêt d'enseignes commerciales.


Amilly entrée sud en direction de Montargis. Belle collection de réclames peintes.



Suite de l'étape


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